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Dossier Miss Nine sur TunisNightLive.com

MISS NINE

Djette depuis seulement 3 ans et résidente des soirées Motion à Amsterdam, Miss Nine a déjà parcouru un bon bout de chemin. Sa rencontre déterminante avec les Deep Dish en 2005 lui a permis de partir mixer à leurs côtés partout dans le monde. Elle est à l’affiche en signant la dernière compilation de leur label Yoshitoshi placée sous le signe d’Ibiza et sortie en novembre. Rencontre.

 


Tu viens juste de jouer à Paris : était-ce la première fois ? Connais-tu un peu le monde de la nuit français ?
Non, ce n’était pas mon premier passage à Paris. J’y avais déjà joué en août au Queen et c’était vraiment génial. J’ai eu affaire à une foule vraiment très enthousiaste et il se dégageait de ce club un son très particulier. En décembre, j’ai joué au Redlight et l’ambiance était aussi au rendez-vous !

Tu es Dj depuis 3 ans maintenant. Comment as-tu commencé et quelle tournure est en train de prendre ta carrière ?
Je me suis lancée derrière les platines par plaisir, sans ambition professionnelle particulière. Et comme les choses prenaient de l’ampleur et que tout se passait bien, je suis devenue la première résidente des soirées Motion à Amsterdam grâce auxquelles j’ai eu l’opportunité de jouer aux côtés de pointures internationales. En 2005, les Deep Dish sont passés par là et m’ont proposé de faire quelque chose avec eux, l’occasion pour moi d’aller jouer dans le monde entier... Au jour d’aujourd’hui, je suis allée mixer sur tous les continents hormis l’Australie, mais ce n’est que partie remise jusqu’en février prochain !

2006 semble t’avoir été très favorable ...
Cette année a été la suite logique de ma rencontre avec les Deep Dish et pour moi ça a été une période géniale ! J’ai appris tellement de choses de ma tournée avec eux ! Je n’arrive pas vraiment à décrire à quel point j’ai eu de la chance ! Voyager aux quatre coins de la planète, rencontrer tellement de gens différents et intéressants aussi bien clubeurs, promoteurs, producteurs que Dj’s. C’est inouï pour quelqu’un qui n’en est encore qu’à ses débuts ! Et cela m’a permis de mettre toutes les chances de mon côté pour grandir en tant qu’artiste.

Tu as participé au projet “Yoshitoshi Ibiza”, et mixé la dernière compilation en date du label. En quoi le travail a-t-il consisté exactement ?
Cette compilation a été passionnante à réaliser ! Concrètement, il a fallu trancher pour choisir les morceaux qui figurent aujourd’hui sur le Cd. Pour aller dans la bonne direction, je me suis concentrée sur le thème de la compile : Ibiza. Cette année, j’y ai joué pour la première fois de ma carrière et j’ai vécu des moments inoubliables au Pacha. Ce club est tellement beau et il s’en dégage des choses si intenses ! Lorsque je travaillais sur le Cd, je me suis replongée dans les émotions que j’ai ressenties là-bas, en gardant toujours en tête l’ambiance du lieu.

Tu mènes également de front une carrière de mannequin au niveau international. Comment combines-tu les deux ?
N’exagérons rien, je ne suis pas très connue même si j’aimerais bien l’être un jour ! L’avantage c’est que ce n’est pas un boulot avec des horaires fixes et mon agence prend en compte ma carrière de Dj : elle m’aménage un emploi du temps en fonction de cela. De fait, je sais quand j’ai une séance photo ou une soirée. Il arrive parfois que j’aie à choisir l’une ou l’autre option ; dans ce cas, je pèse le pour et le contre et j’opte pour ce qui est le mieux pour ma carrière en général. Et puis bon, on essaie toujours dans la mesure du possible de prendre une autre date pour celle que je ne peux pas assurer, ce qui fait que j’arrive à gérer harmonieusement les deux aspects.

D’un point de vue extérieur, on est en plein conte de fée ! Mais j’imagine qu’il doit y avoir le revers de la médaille : ce sont deux vrais jobs et cela doit tout de même être contraignant ! Le vis-tu comme un destin à accomplir ou bien comme le résultat d’un choix que tu assumes pleinement ?
J’ai eu l’opportunité de poursuivre ma carrière de mannequin et je l’ai cueillie. Même chose pour le Djing : j’ai découvert la musique dance et nourri immédiatement une passion pour elle. En travaillant dur, j’ai réussi à amorcer une carrière qui a l’air de prendre forme. Oui, ce sont deux travails à mener de front et oui, cela demande énormément d’énergie. Mais c’est génial aussi !

Mais l’hygiène de vie que nécessite le métier de mannequin pour être au top de sa forme et la fatigue des soirées ne font pas forcément bon ménage... Comment fais-tu ?
Tout simplement en faisant attention à ce que je mange et ce que je bois, ou plus exactement, à ce que je ne mange pas et ne bois pas ! J’essaie de me ménager, de dormir autant que je peux, même si parfois ce n’est pas évident, particulièrement lorsque je suis en tournée. Mais jusqu’à présent, je n’ai pas eu de problème et me sens en pleine forme.

Dans quelle mesure ton expérience de mannequin t’a-t-elle aidée pour faire évoluer ta carrière Dj aussi rapidement ? As-tu acquis une certaine confiance en toi qui t’a permis de franchir plus rapidement les étapes et de te mesurer aux plus grands Dj’s internationaux ?
Je n’ai pas l’impression que cela m’ait plus donné confiance en moi... Mais j’ai une foi aveugle en ma bonne étoile, et j’essaie de poursuivre mes rêves c’est tout. Je n’ai pas peur de faire de nouvelles choses. Je tâche toujours de faire de mon mieux et de voir là où j’ai le plus de chances de réussir. Je regarde les autres artistes comme des collègues qui travaillent dur pour parvenir à leurs objectifs, mais dans tous les cas comme des gens normaux. Je pense que c’est la raison pour laquelle je me sens plus à l’aise qu’impressionnée. J’essaie d’appréhender les choses simplement.

Qu’as-tu appris auprès des Dj’s internationaux que tu as pu croiser ?
Sharam and Ali sont ceux de qui j’ai le plus appris, de par la tournée que j’ai faite à leurs côtés. J’ai vu comment ils menaient la foule, orientaient leurs sets en fonction de l’ambiance et utilisaient les effets, etc.

Parle nous de ton style.
On peut le qualifier de “progressiste”. J’essaie toujours de varier mes sets et de m’inspirer d’influences très diverses mais on y trouve toujours une trace funky et groovy. J’ai aussi un faible pour les tracks avec des vocaux et j’adore les passer aux platines. C’est ce que j’aime dans le métier de Dj : pouvoir jouer la musique que j’aime. Elle me permet d’être libre.

Quels sont tes projets en production ? Tu as ton propre studio avec Sem Sonic c’est bien cela ?
J’ai collaboré avec 16 Bit Lolitas sur mon premier track “Everlasting” et nous planchons actuellement sur un prochain morceau. Sem Sonic alias Alexander est mon petit ami. Il était aussi résident des Motion Parties mais il a décidé d’arrêter le mix pour m’aider à mener à bien ma carrière de Dj.

Quels sont tes projets ?
Nous sommes en train de travailler avec Sem Sonic sur de nouvelles choses que j’ai envie de garder secrètes. Lors d’une prochaine interview, promis je te dirai tout !

Source radiofg.com

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